AVC

Les équipes des urgences et de neurologie tenaient un stand d’information pour le grand public, hier, à l’hôpital de Niort. – (Photo NR, Jean-André Boutier)

« Oui, Les Terrasses, c’est la prise en charge de l’obésité chez les adolescents, mais pas seulement ! » Le cri du cœur émane de Sylvie Thibaudeau, infirmière coordinatrice et chef du pôle cérébrolésion du centre niortais Les Terrasses (*) qui souffre dans les faits d’un certain manque de notoriété vis-à-vis du grand public.

« Filière d’aval », ce pôle intervient en bout de chaîne, après le passage en centre de rééducation ou en soins de suite et de réadaptation (SSR).

«  Un travail de longue haleine  »

Outre les victimes de traumatismes crâniens ou de tumeurs, « un tiers de la population que nous accueillons a été victime d’un accident vasculaire cérébral », précise Sylvie Thibaudeau. « En majorité des gens jeunes. »

Service d’accompagnement à la vie sociale (SAVS) et Service d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés (SAMSAH) interviennent à domicile dans un rayon de 30 kilomètres autour de Niort. « Une équipe pluridisciplinaire évalue la situation et met en place le maillage social, définit le passage d’infirmiers, d’auxiliaires de vie, etc. Les personnes sont ainsi suivies pendant 4 à 5 ans. »

« C’est un travail de longue haleine, mais indispensable, estime Sylvie Thibaudeau. Quand le cocon qu’était l’hôpital, le centre de rééducation ou le SSR éclate et qu’on se retrouve seul avec des troubles du comportement à gérer et un quotidien devenu compliqué, on peut se sentir extrêmement perdu. Dans le parcours de l’usager, nos services font office de trait d’union entre le milieu sanitaire et le domicile. »

Deux ans après l’AVC, si les séquelles se sont stabilisées et que la personne (18 à 55 ans) est autonome dans les actes de la vie quotidienne, elle peut bénéficier de l’Unité d’évaluation, de réentraînement et d’orientation sociale et/ou professionnelle (UEROS), ultime service du pôle Cérébrolésion.

 

(*) Établissement du groupe UGECAM (Union de Gestion des Établissements de caisse d’assurance-maladie).

Pour en savoir plus sur l’AVC

 

source : La Nouvelle République du 30-10-2015