Les lésions cérébrales peuvent être d’origine traumatique (traumatisme crânien) ou d’origine non traumatique (pathologies diverses) : dans les deux cas, ce sont des lésions acquises.

Le traumatisme crânien (TC) :

C’est une atteinte dramatique du cerveau liée à un choc.

La plupart des traumatismes crâniens sont dus aux accidents de la voie publique, mais également à des accidents du travail, du sport ou de la vie quotidienne.

Les lésions du cerveau sont provoquées par l’accélération ou la décélération du cerveau, toutes les fonctions pouvant être atteintes à des degrés divers. Elles peuvent entraîner une perte de connaissance grave ou un coma plus ou moins long.

Chaque année, 120 000 personnes sont victimes de lésions par traumatisme crânien (dont environ 10 000 sévères) et vont endurer toute leur vie des séquelles invalidantes plus ou moins sévères, voire un état végétatif chronique.

Il y a 30 ans, les traumatisés crâniens graves mouraient pour la plupart : aujourd’hui, beaucoup survivent grâce à la rapidité d’intervention des S.A.M.U., et aux progrès de la réanimation et de la rééducation.

Les lésions cérébrales non traumatiques :

En dehors de ces accidents traumatiques, il existe d’autres atteintes non traumatiques plus ou moins brutales du cerveau ayant des causes variables:

  • Les accidents vasculaire cérébraux (AVC), pathologie la plus fréquente (interruption brutale de l’irrigation sanguine)
  • Les anoxies cérébrales
  • Les encéphalopathies infectieuses
  • Les tumeurs cérébrales primitives

Les lésions ne touchent en général qu’une partie du cerveau, si bien qu’en général, seules quelques fonctions sont atteintes, le type de séquelles variant suivant la localisation, l’étendue et la sévérité de la lésion.

En 2008, 136 000 personnes ont été touchés par un AVC, 105 000 ont été hospitalisés, 31 000 ont retrouvé l’intégralité de leurs fonctions. Si les personnes de plus de 70 ans sont les plus concernés, les jeunes ne sont pas épargnés.

Conséquences des lésions cérébrales acquises :

Qu’elles soient d’origine traumatique ou non, les lésions ont des conséquences voisines avec:

  • Des séquelles physiques : troubles de la motricité (hémiplégie), troubles de l’équilibre, spasticité (tendance à la contraction permanente), troubles du système urinaire, troubles de la déglutition
  • Des séquelles sensorielles : troubles visuels, perte du goût, de l’odorat

Mais en ce qui concerne les lésions d’origine traumatique, ces séquelles s’accompagnent d’atteintes peu visibles au premier abord. Il s’agit de séquelles cognitives, on parle alors de handicap invisible : déficiences de la mémoire, troubles de l’attention, de la concentration, absence ou défaut de communication et d’initiative, troubles des fonctions exécutives.

A cela s’ajoutent des troubles du comportement : apathie ou au contraire désinhibition, difficultés à se contrôler ( violence, agressivité )