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TA�moignage de GA�rard GUILLOT , victime d’un AVC le 26 juillet 2004

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Je ma��appelle GA�rard Guillot.

Je suis sA�rigraphe de profession et dA�sormais A� la retraite.

Je rA�side A� NouaillA�-Maupertuis.

Je suis membre de nombreuses associations. Anciennement trA?s investi au football dans la��A�quipe de vA�tA�rans et en tant qua��encadrant pour les jeunes. Je participais A�galement aux nombreux spectacles de la��Association NouaillA� 1356.

Ma vie A�tait la vA?tre, sereine, rayonnante et comblA�e par ma famille et mes amis.

Et puis le 26 juillet 2004, A� la��A?ge de 56 ans, ma vie bascule : je suis victime da��un A.V.C. et des consA�quences qui en dA�coulenta��

Ja��A�tais seul A� la maison lorsque mon Accident Cardio-vasculaire sa��est produit. Ja��ai dA� attendre le retour de mon fils Benjamin qui a appelA� les secours mais je ne ma��en souviens plus. Ja��A�tais inconscientA� lors de mon transfert A� la��hA?pital. Quand je me suis rA�veillA�, les mA�decins ma��annonA�aient une hA�miplA�gie cA?tA� droit ainsi qua��une aphasie. Termes bien savants qui vous disent peu mais qui rA�sument ma situation par une paralysie du cA?tA� droit et une absence de parole.

Ma vie devient un calvairea��

HospitalisA� A� la clinique Saint-Charles, le Docteur Alice IRANI et son A�quipe, AurA�lie, Emeline, Estelle ma��ont apportA� une aide physique et psychologique, ainsi que la��ensemble des soins que mon A�tat nA�cessitait.

Je suis restA� alitA� de longs mois sans aucune sensation corporelle : 12 mois, puis 20 mois et enfin 26 mois.

Je na��A�tais plus du tout autonome. Ni ma tA?te ni mon corps ne rA�pondaient. Je me trouvais dans une situation de dA�pendance complA?te. Ca��A�tait trA?s dura�� Puis, avec la complicitA� des miens et de la��A�quipe mA�dicale, ja��ai lentement progressA� et repris conscience de la��existence de mon corps. Ma jambe droite devenait plus sensible. Je commenA�ais A� me dA�placer A� la��aide da��un fauteuil roulant. Mon bras droit en revanche, na��a montrA� aucun signe de progression.

Ca��est aprA?s de longs mois de convalescence que je quitte la clinique. De retour A� mon domicile, malgrA� de nombreux moments de doute, de dA�sespoir, ja��ai dA�cidA� de combattre mon A�Handicap A�.

A force de pugnacitA� et de travail avec des professionnels, je suis parvenu A� progresser et A� dA�couvrir de nouvelles activitA�s sportives, manuelles et surtout, je me suis remis A� MARCHER.

Ne pouvant assumer seul mon quotidien, Gwladys et Denis, auxiliaires de vie, sont toujours lA� pour moi.

Je les remercie A�normA�ment !!!

Vous savez, ce na��est pas mon genre GA�rard Guillot de jouer du violon et de douces mA�lopA�es, mais plutA?t pour moi de jouer un bon air da��accordA�on qui vous donne envie de danser laA� ritournelle mA?me dans les moments tourmentA�s.

Je tiens tout particuliA?rement A� remercier tous ceux dont la��amitiA� est restA�e intacte et fidA?le. Tous ceux qui me permettent de retrouver un peu de confiance, da��espoir et de joie de vivre car dans toute situation difficile il y a desA� instants un peu moins pA�nibles que da��autres.

Dans la douleur et la souffrance, il y a des rA�pits oA? le mal sa��estompe avec mes amis, mA?me sans totalement disparaA�tre de ma tA?te.

Ca��est pourquoi aujourda��hui je vous A�cris pour vous remercier de tout votre soutien et votre gentillesse.

 

TRIBULATIONS Da��UN BLESSE DE 17 ansa��

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I/ La��accident, la��annonce

10 nuits 9 jours, c’est trA?s long quand on ne ferme pas l’oeil…

Une longue blouse blanche rehaussA�e de lunettes bleu fluo est arrivA�e dans la salle oA? un mA�decin nous avait convoquA�sA�:

A�A�J’ai une bonne nouvelle pour vousA�: votre fils vivraA�!

Bien Docteur, mais dans quelles conditionsA�?

Madame, je ne vous cache pas, il aura de trA?s graves sA�quellesA�A�.

A ce jour, ces mots rA�sonnent encore A� mes oreilles, pourtant je ne pouvais imaginer ce que cette rA�ponse pouvait contenir.

EntrA� en rA�animation avec un Glasgow indice 8, le 4A?me jour A� 6h du matin, la sonnerie du tA�lA�phone nous demandait de porter des vA?tementsA�: le score de Glasgow venait de chuter A� 5.

Ce matin-lA�, la mort dans l’A?me et sans doute au bout du chemin, nous avions pris la route de Bordeaux dans un silence lourd…

Mais la vie l’emporta malgrA� la cohabitation d’un staphylocoque dorA�A�!

Chaque jour, nous continuions A� parcourir nos 300 km pour nous retrouver dans la salle d’attente oA? un pesant silence rA�gnait entrecoupA� parfois de sanglots A�manant des nouveaux parents, car pour les autres, aprA?s quelques jours, des grands cernes noirs remplaA�aient les larmes, chacun la tA?te baissA�e attendant le droit d’aller voir son blessA�.

Qui a lu les affiches de la salle d’attente mal A�clairA�eA�?

Le 16A?me jour, Valentin a enfin ouvert les yeux, ils clignotaient ces yeux immenses A�berluA�s, sans apporter de rA�ponse A� nos questions. Le monologue allait continuer.

Deux jours plus tard, Valentin et sa machine A� respirer est transfA�rA� en soins intensifs dans le service d’orthopA�die oA? les diffA�rents chirurgiens allaient enfin pouvoir rA�duire les 10 fractures.

Alors l’idA�e d’un crayon et d’un bloc est venue afin de communiquer et quelques jours plus tard A� notre grande surprise A� la question comment t’appelait-on quand tu A�tais petitA�? Au lieu d’un gribouillage la premiA?re parole est arrivA�eA�:A�A�A�TinouA�A�. Une forte A�motion inonde mon visageA�! Et il nous faudra attendre longtemps avant da��entendre A� nouveau sa voix.A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�

Bizarrement Valentin ne semble pas souffrir malgrA� son corps dA�formA�A�et malmenA�, ce qui m’A�tonne encore aujourd’hui.

Arrive le transfert en rA�animation neurologique oA? incontinent et ne parlant toujours pas, il restera un peu plus de 2 mois. Un essai de rA�veil au sol est tentA�, sol tapissA� de plusieurs matelas, pour A?tre abandonnA� aprA?s une 2A?me nuit car Valentin se tapait les jambes ou la tA?te contre les murs, et avec les fractures, je ne peux fermer l’oeil.

L’A�veil sera long et agitA�, avec de nombreuses fausses routes alarmantes.

Valentin manifeste une agressivitA� A� mon encontre et envers le personnel soignant. Puis les premiA?res paroles et la demande de bassin sont intervenues. Une ombre est passA�e lors de la dA�pose de la rA�sine de la jambe droite, un nerf a A�tA� coincA� empA?chant le pied de se tenir dressA�. Un A�lectromyogramme a A�tA� pratiquA� et une gouttiA?re est posA�e pour tenir le pied A� la��A�querre. Les soins de kinA� apportaient une avancA�e chaque jour.

II/ Centre de RA�A�ducation

Puis Valentin est transA�atA� vers un centre de rA�A�ducation fonctionnelle oA? il restera 2 mois et oA? un manque de personnel sera A� dA�plorerA�: Valentin doit se dA�brouiller comme il peut et n’A�tant pas suffisamment A�veillA� pour bloquer les roues de son fauteuil avant de s’installer sur les toilettes, les chutes sont nombreuses et les fractures n’aiment pas cela.

Mais l’agressivitA� est telle qu’on nous demande de reprendre notre enfant A� la maison.

C’est au cours de ces 2 mois passA�s, qu’une personne, rA�cemment paraplA�gique, me prodigua ses conseilsA�: la premiA?re chose, il ne fallait absolument pas accepter de percevoir d’argent de la compagnie d’assurances adverse, responsable. Il fallait confier les intA�rA?ts de Valentin. A� une sociA�tA� spA�cialisA�e dans la dA�fense des victimes d’accident. Cette relation fut trA?s convaincante car 8 jours plus tard, j’A�coutais les conseils de Mme X qui vint me rendre visite toutes les semaines pendant lesquels V. est restA� dans ce centre de rA�A�ducation. DA�sormais, je devrais demander une facture pour chaque dA�pense faite pour Valentin, des feuilles de dA�placement me furent remises sur lesquelles chaque dA�placement, motif, nombre de km parcourus devaient A?tre notA�s, un compte-rendu d’hospitalisation devait A?tre demandA� A� la sortie de chaque service.

Un expert mandatA� par cette sociA�tA� ouvrit un rapport en ces termesA�:

Service du Pr ERNY

14 08 1991 Glasgow 8

17 08 1991 Glasgow 5

Traumatisme thoracique et hA�patique, contusion bilatA�rale des pA?les supA�rieurs des reins.

Plan fonctionnel normal

Fracture comminutive de la diaphyse du fA�mur gauche et fracture ouverte stade 1 de la jambe gauche, pseudo arthrose qui pourrait nA�cessiter une reprise chirurgicale.

Ouverture anti-comitiale, pA�tA�chies hA�morragiques.

Service Pr LE REBELLER

31 08 1991A�opA�ration Dr ROGER et Dr HAMEL : Enclouage du fA�mur

OstA�osynthA?se de la fracture bi-mallA�olaire cheville droite

Drainage thoracique gauche

Service du Pr MICHELET

04 09 1991 OpA�rationA�Dr B. COUSTALA�: fracture mandibulaire bi-focale, fracture angulaire bi- latA�rale

16 09 au 25 11 1991 RA�animation neurologique Pf Michel BARAT

Incontinent, ne parlant pas.

25 11 1991A�: Centre de rA�A�ducation fonctionnelle La Tour de Gassies

14 01 1992A�: appui sur la jambe droite

Fracture da��une molaire supA�rieure gauche

Perturbation odorat et goA�t.

Le fixateur externe de la jambe gauche doit A?tre enlevA� le 12 02 1992

MobilitA� satisfaisante mais dA�ficit de la flexion dorsaleA�: fracture apophyse L3

La course aux comptes-rendus dans les diffA�rents services du CHU commenA�a, A� chaque fois, il fallait revenir chercher ledit compte-rendu, indispensable pour la bonne suite de la��indemnisation en particulier.

Six mois s’A�taient A�coulA�s mais tout cela ne m’avait pas effleurA� l’esprit, entre les longs parcours en voiture pour assister Valentin, la maison et une entreprise A� faire tourner malgrA� tout et surtout trop engluA�e dans ma souffrance. A� la maison, j’avais vite pris conscience de ma solitude car je m’occupais de tout.

Deux mois avant l’accident mon A�poux venait de changer de situation professionnelle et moi de prendre la gA�rance de notre petite entreprise de Parcs et Jardins. Mon nouvel associA� avait A�tA� comprA�hensif mais s’A�tait vite avA�rA� ne pas A?tre A� la hauteur de la partie technique qui lui A�tait dA�volue. De septembre A� novembre, j’habitais la semaine A� Bordeaux, les matins A�taient consacrA�s aux relevA�s de travail, devis, factures, prA�parations de commandes. Le week-end alternativement son frA?re ou sa sA�ur, restait au chevet de leur frA?re, pendant que je rentrais pour taper A� la machine, le travail prA�parA� la semaine.

Mon A�poux n’A�tait venu voir son fils que 3 ou 4 fois, aprA?s une prA�sence sans faille pendant la pA�riode de coma. Je le sentais mal A� l’aise et pressA� de repartir, il n’arrivait pas A� parler A� son fils…

III/ Retour A� la maison

Valentin est revenu A� la maison en cette fin de mois de fA�vrier 1992, le personnel du centre de rA�A�ducation ne supportant plus son agressivitA�.

Une rA�sine faisant place fixateur a A�tA� posA�e avec prA�vision da��une greffe osseuse A� la jambe gauche aprA?s 3 semaines.

La colA?re et la violence A�taient omniprA�sentes. La moindre parole suffisait A� les dA�clencher, notamment le terme de A�A�TCA�A� lui A�tait intolA�rable. Pour lui cela signifiait A�A�anormalA�A� A�A�mongolienA�A� et correspondait, pour lui, A� la pire des insultes.

22 ans aprA?s, ces mots ont toujours la mA?me rA�sonnance et les mA?mes rA�actions violentes !

A la maison, c’est le dA�sertA�: quelques rares visites de copains pourtant si nombreux quand tout allait bien. Un seul vient rA�guliA?rement pousser le fauteuil.

IV/ Complications

Ce printemps lA� aurait dA� A?tre simple mais en mars sous la rA�sine de la jambe gauche, une tA?che apparaA�tA�: aprA?s consultation du Professeur : sous la rA�sine ca��esta�� la pourritureA�! Hospitalisation le jour mA?me pour curetage. Quatre semaines plus tard, sortieA�: Valentin est harnachA� da��une orthA?se et doit marcher avec des bA�quilles. Nous sommes mi-avril, je cours du bureau au chevet de Valentin. Une chance que le bureau soit sous le mA?me toitA�!

Les journA�es de Valentin se passent sur le lit A� A�couter de la musique A� tue-tA?te ce qui me vrille les oreillesA�: je baisse le son sans rien dire, je n’ai pas le temps de me remettre au travail que le son a repris du volume…

Mi-juin grande satisfaction, Valentin peut commencer A� marcher avec une seule bA�quille. Il dA�ambule dans la maison mais souvent je le retrouve assis, les yeux dans le vide, il parle tout seul, fait des gestes incohA�rents ce qui ne manque pas de m’inquiA�ter. Aux questions des rA�ponses A�vasives. Valentin est obsA�dA�A�: il doit retourner A� tout prix au lycA�e, obtenir son bac pour entrer en facultA� de mA�decine.

ComplA?tement irrA�aliste car il n’a plus de mA�moire.

Le 18 08 1992, retour dans le service orthopA�dique pour l’ablation da��une partie du matA�riel orthopA�diqueA�(cheville droite et mA?choires). J’en profite pour prendre conseil auprA?s du Pr B. qui le visite au cours de ce sA�jourA�: son avis est sans appel, Valentin doit A?tre hospitalisA� en milieu spA�cialisA� c’est A� dire en HP. Entendez HA?pital Psychiatrique.

Fin aoA�t, sortie de la��hA?pital pas rasA�, pas lavA�, amaigrissement trA?s important et A�tat de prostration.

Le 09 09 1992, A�transport en soins intensifs HA?pital HP GARDEROSE A� LIBOURNE oA? nous connaissions un chef de Service qui acceptait de le recevoir pour faire le point de son A�tat.

En effet, sa tante, professeur, lui avait promis qu’il ferait la rentrA�e des classes 1992 mais en raison des problA?mes agressifs, la reprise a A�tA� refusA�e par le proviseur. Charge A� elle de le lui annoncerA�: Valentin n’a pas supportA� la nouvelle et s’est enfui de chez sa tante vers 21h… MalgrA� des recherches soutenues, nous ne l’avons pas retrouvA� sur les 15 km de cA?te, ni sur les rochers.

A 23h30, police et gendarmerie sont prA�venues… Nous ne l’avons retrouvA� qu’A� 11h le lendemain, prostrA� devant chez des camarades de classe qui n’ont pas osA� le faire rentrer tant il A�tait effrayant et qui n’ont mA?me pas eu l’idA�e de m’appeler pour me prA�venir depuis le dA�but de la matinA�eA�!!!

Que de difficultA� pour le faire monter dans la voitureA�: une raideur du corps anormale accompagnait le refus, yeux dans un autre monde…

Dure entrA�e dans le domaine de la folie.

Valentin ne peut pas rester A� Libourne car il n’est pas dans son secteur.

Et oui, nous venons d’apprendre que la maladie, la dA�mence a des secteurs.

Notre secteur est Jonzac, mais je demande un transfert A� la��hA?pital Marius LACROIX A� LA ROCHELLE, car je viens de prendre une trA?s grave dA�cisionA�: le cerveau dA�truit peut-A?tre, mais plus jamais les coups imprA�visiblesA�! Si c’est nA�cessaire, je demanderais que des A�lectrochocs soient pratiquA�s pour annihiler cette violence.

Je reste A� me demander pourquoi dA�s le dA�but de mon adolescence, j’A�tais autant passionnA�e par le cerveau, son fonctionnement, ses problA?mes. Que de documents j’avais pu lire y compris sur les lobotomies pratiquA�es sur les homosexuels en Espagne, notammenta��A�

EntrA�e le 10 octobre 1992 dans le service du Dr B.A�: la violence va crescendo, des infirmiers sont blessA�s, elle devient telle qu’on me demande de venir 3 ou 4 fois par semaine pour faire la toilette et le nursing car le personnel ne veut plus l’approcher, alors qu’il a A�tA� mis en chambre d’isolement.

Le 20 octobre 1992A�: RV est fixA� par le Dr B. qui nous apprend que Valentin est dans un A�tat da��excitation trA?s important et que le traitement mis en place depuis son arrivA�e est inefficace mais qua��il va tout de mA?me A?tre poursuivi pendant 3 mois, puis qua��il faudrait envisager une cure de lithium et aller jusqua��aux A�lectrochocs si nA�cessaireA�!

Mais dA?s le 2 novembre 1992, dans l’urgence,A�une mise en programmation des sA�ances d’A�lectro-convulsivothA�rapie est A�tablie devant la��A�tat de violence dA�veloppA�e par Valentin. Quatorze sA�ances ont fini par en avoir raison.

Les premiers jours de janvier 1993, Valentin semble aller mieux et on parle de dA�part vers le centre de rA�A�ducation de CHATEAU RAUZA� A� CENAC, prA?s de Bordeaux.

Malheureusement le 15 janvier, rechuteA�: Valentin a frappA�A�un autre patient !

Et si mon fils, dans sa dA�mence, commettait l’irrA�parableA�?

Il s’en passe dans la tA?te d’une mamanA�: Si je devenais la mA?re d’un crim…

MA?re d’une victime, aussi difficile soit la vie, peut-A?tre, mais celle d’un bourreau, la��idA�e m’est tout A� fait insupportable. DA�sormais il me faudra apprendre A� vivre avec cette A�pA�e au-dessus de ma tA?te…A�

Du 08 mars au 12 mars 1993A�: Court sA�jour pour essaiA� au Centre de RA�A�ducation de CHATEAU RAUZA� en vue da��un accueil en UEROS (UnitA� da��Evaluation de RA�adaptation et da��Orientation Socioprofessionnelle). BilanA�: Le mA�decin ne trouve pas Valentin assez A�quilibrA�, ni assez autonome pour une bonne prise en charge mais ne dit pas clairement qu’il n’A�tait pas possible que Valentin entre dans cette structure en raison de son comportement, mais on me l’a fait comprendre. Plus tard, j’ai demandA� que cette dA�cision me soit A�crite, en qualitA� de support pour me servir auprA?s des compagnies d’assurances, mais malgrA� des rappels, je n’ai obtenu qu’une fin de non recevoir…

Retour A� La Rochelle, oA? la violence est en recrudescencea��

V/ Essai de scolarisation

Un retour A� la maison semble A?tre la seule solution et a lieu le 10 juin 1993. L’A�tA� est difficileA�: dA?s la moindre contrariA�tA�, la main ou le poing est levA� et tombe parfois mais le jeu semble se calmer.

MalgrA� tout Valentin ne pense qu’au Bac…

MalgrA� toutes ces difficultA�s, nous avons essayA� da��intA�grer Valentin, nous la��emmenions avec nous A� des rA�unions sportives ou rencontres amicales. Valentin se ruait sur les gA?teaux apA�ritif et les avalaient goulA�ment sans sa��occuper da��en laisser pour les autresa��

Il fA�licitait nos relations fA�minines sur leur poitrine, demandait les mensurations et quelquefois les mains A�taient promptes A� sa��A�garera�� Ainsi naissait la nouvelle mA�thode de sA�duction de notre filsA�!

Petit A� petit, nous avons dA� abandonner ces manifestations, malgrA� la bonne comprA�hension de nos amis, ou nous nous y rendions A� tour de rA?le.

En novembre 1993, le mA�decin-psychiatre pense qu’un essaiA�de reprise da��A�tudes au LEP Pierre et Marie Curie A� Royan, et ce, malgrA� le trA?s lourd traitement prescrit par l’hA?pital, serait un test et pourrait apporter une amA�lioration. Sans succA?s, en raison de nombreux malaises da��origine inconnue, mais vraisemblablement en liaison avec la mA�dication. De plus, la comptabilitA� n’intA�resse pas ValentinA�: Il veut A?tre mA�decinA�!

Mi-janvier 1994, nous obtenons une place au CentreA� mA�dico-psychologique de La Fondation SantA� des A�tudiants de France Jean Sarrailh A� AIRES SUR La�� ADOUR.

Essai de reprise da��A�tudes au niveau de 3A?mea�� sans succA?s (malaises, fatigabilitA�, dA�motivation, dA�sinhibition avec gestes dA�placA�s vis-A�-vis de ses camarades).

Le 10 juin 1994, Sortie dA�finitive de la Fondation de France et retour A� la maison. Valentin est dA�A�u et la��enfer commenceA�: refus de se lever et de participer A� quoi que ce soit, se sauve de la maison dA?s le relA?chement de la surveillance.

Il se promA?ne dans notre gros village oA? tout le monde le connaA�t depuis sa naissance. Mais les frasques ne manquent pas.

Des bonnes A?mes me conseillent de le faire renfermer…

Le 1er aoA�t 1994: Agression sur un touriste belge et… premier dA�pA?t de plainte.

Je suis A�puisA�eA�: la situation est si dure A� gA�rer que je prends la grave dA�cision de cA�der l’entreprise de parcs et jardins. Je vends mes parts A� mon associA� et il rachA?te l’entreprise le 31 mai 1995. Je peux dA�sormais consacrer tout mon temps A� Valentin.

27 octobre 1995: Violences sur notre voisin qui lui a fait une mauvaise rA�flexion et qui gA�nA�reusement dA�pose plainte A�galementA�!

Chaque fois, je me rends au commissariat oA? j’explique notre impuissance face A� une telle situation devant l’incomprA�hensionA�complA?te des agents de ne pas A?tre en capacitA� de contenir notre enfant. Alors j’imagine de leur demander ce qu’ils feraient A� ma place, que j’accepte tout conseil, ce qui a pour effet d’arrA?ter les insinuations voire les rA�flexions des agents.

Jusqua��au mois da��octobre 1996, la��horreur est vA�cue A� la maisonA�: violences et coups. Il a mA?me osA� frapper son pA?re A� qui il voue une vA�ritable admiration alors que ce dernier s’arrange pour rentrer de plus en plus tard au foyer, aprA?s sa journA�e de travail.

Cet A�tA� 1996, Valentin fait connaissance d’une copine Rachel qui le pousse A� reprendre des A�tudes. On espA?re beaucoup de cette relation mais Valentin ne veut plus vivre A� la maison, il me trouve trop exigeante, trop sur son dos et tout devient tellement si difficile que la sA�ur de mon A�poux dA�cide d’essayer ce qu’elle estime que je ne suis pas capable de faire et le prend dans sa famille A� compter du 15 octobre. Au dA�but tout est beau, l’enseignante prA�pare tableaux, liste de travail A� exA�cuter. Et le mari, mA�decin, est lA� pour surveiller le traitement qu’il diminue, trouvant Valentin plus accessible avec moins de mA�dicaments….

La prise en charge par la famille ira jusqua��A� ce que les relations ne soient plus tolA�rables et mi-dA�cembre, il m’est demandA� de reprendre mon fils. Et lA�, j’entends l’impensableA�: A�A�Tu ne pouvais pas nous dire que ton A�A�drA?leA�A� est schizoA�!A�A�

C’est le professeur, femme d’un mA�decin qui parle…

Je ne rA�ponds pas car moi non plus, je ne sais pas encore que mon A�A�drA?leA�A� n’est pas schizo, mais qu’il est juste TCA�!

Valentin ne veut pas revenir A� la maison, mais n’a pas le choix. Je me mets alors en quA?te da��une famille da��accueila��

Le jour de NoA�l, sans rien dire, il part A� pied chez sa copine Rachel, avec ses affaires, en chemise A� manches courtes alors qua��il gA?le. Une cousine qui vient de le voir passer devant chez elle, me prA�vient, alors qua��on le cherche dA�jA� partout.

Le 2 janvier 1997, nous le transportons avec quelques meubles chez la famille da��accueil, A� 30 km de chez nous.

DA?s le lendemain matin 6h le tA�lA�phone retentitA�: la famille appelleA�: Valentin vient de les agresser dans la nuit. Ils ont appelA� la gendarmerie de Cozes et je dois le faire interner sur le champ, sinon c’est le prA�fet…

Les gendarmes m’attendent, pendant que Valentin leur rA�cite Ronsard A�A�Mignonne, allons voir si la rosea��A�A� a�� A�A�Vous voyez bien que je ne suis pas fouA�!A�A�

Ce matin l’ambulance mettra presque 3 heures pour atteindre La Rochelle, en raison des pluies verglaA�antes. EntrA�e A� Marius Lacroix A� La Rochelle en HDT (Hospitalisation A� la Demande da��un Tiers).

Le lendemain, morte de fatigue, je glissais sur ma terrasse verglacA�e et me fracturais la cheville.

Le 29 janvier l’hA?pital nous avertissait de laA� Tentative de suicideA�de ValentinA�: Il sa��A�tait ouvert le cou et les poignets avec le plastique d’un stylobille, horrible A� voir et interdiction de visite pendant 3 mois. Cette pA�riode a donc A�tA� doublement difficile.

Petit A� petit, les parents apprennent beaucoup sur la mA�decine, je comprenais enfin la diffA�rence des rA�sultats obtenus entre un scanner et une IRM.

C’est donc A� ma demande que la premiA?re IRM, depuis l’accident le 14 aoA�t 1991, a A�tA� pratiquA�e le 3 juin 1997 pour connaA�tre les dA�gA?ts anatomiques du cerveau, les rA�gions lA�sA�es afin d’en mieux comprendre les consA�quences.

Certes si A�a ne changeait pas grand chose A� la situation vA�cue, il y a avait la trA?s petite satisfaction de comprendre quelles sA�quelles pour quelles rA�gions touchA�es par l’hA�morragie et mieux comprendre et excuser le comportement insupportable qui nous faisait si honte. DA�sormais je savais que les lobes temporaux et frontaux avaient A�tA� lA�sA�s et que c’A�taient ces derniers qui commandaient le comportementA�!

D’un autre cA?tA�, je ne me sentais plus seuleA�: Mme X de la SociA�tA� de dA�fense me promettait que nous allions A?tre indemnisA�s de tous nos frais et que V. allait percevoir le dA�dommagement de son prA�judice, mais que surtout il ne fallait pas parler de cette nouvelle hospitalisation pour ne pas retarder la procA�dure.

Les hauts et les bas se sont succA�dA�s jusqu’en aoA�t et jusqu’A� ce qu’il frappe trA?s violemment et blesse un infirmier du service.

30 sA�ances da��A�lectro-convulsivothA�rapie auront raison de cette violence mais Valentin est rA�duit A� la��A�tat de zombi. On est obligA� de lui faire rA�pA�ter ce qua��il dit car la bouche est pA?teuse et les idA�es ralentiesa��

MalgrA� tout, le mA�decin qui avait demandA� le transfert en UMD (UnitA� de

Malades Difficiles) A� Cadillac maintient sa position. Mais il faut attendre une place disponible…

Le 5 novembre Valentin me tA�lA�phone pour me dire qu’il vient de signer son bulletin de dA�part pour Cadillac. Et, il menace A� nouveau de se suicider.

Mon sang ne fait qu’un tourA�: je ne comprends pas, ces derniers temps justement, ja��ai constatA� une amA�lioration de son A�tat et ai fait une demande pour le prendre quelques jours A� la maison mais refus du mA�decin responsable du service.

Heureusement quand des parents deviennent A�A�habituA�A�A� on lie des relations avec le personnel voire une sympathieA�: j’en parle A� un infirmier, vA�tA�ran du service, qui a fait les mA?mes constatations que moi et m’explique comment sortir mon fils de l’impasse. Je lui serais A�ternellement reconnaissante de son aide.

J’ai donc fait appel A� un expert psychiatre indA�pendant pour pratiquer une expertise dont le rapport du 6 dA�cembre 1997 se soldait parA�: A�A�Pas de transfert A� Cadillac, mais sortie prA�maturA�e.A�A�

Valentin ne sortira que le 5 mars 1998 rA�duit A� l’A�tat de loqueA�: les yeux exorbitA�s, pouvant A� peine se tenir debout, incontinent la nuit et incapable de bien gA�rer sa vessie le jour, les tremblements des mains empA?chant l’ouverture rapide d’une fermeture-A�clair…

Pendant ce temps de combat sur le plan mA�dical, la partie administrative de l’accidentA�avait commencA� :

DA?s mars 1992, sans que nous ayons demandA� quoi que ce soit, notre compagnie d’assurances nous avait proposA� la somme de 45.000 F en acompte A� valoir sur le dA�dommagement de l’accident.

Forte de l’assistance de la sociA�tA� de dA�fense, je dA�cline l’offre, d’autant que Mme X me dit qu’elle va m’obtenir une semblable somme par la Cie adverse, responsable de l’accident…

C’est en dA�cembre 1992 au cours de la premiA?re hospitalisation en HP A� la Rochelle que le mA�decin-chef du Service demande une mise sous tutelle de notre fils.

AprA?s audition, la tutelle est dA�clarA�e ouverte le 3 juin 1993, je suis nommA�e tutrice et A� compter de ce jour, je dois tenir une comptabilitA� prA�cise des mouvements d’argent effectuA�s pour notre fils.

L’accident est un AVP (accident de la voie publique) travail-trajet.

Valentin voulait une nouvelle mobylette et comme je pense que tout se mA�rite, je lui avais dit de trouver un travail pour la payer… V. sortait de son job d’A�tA�, nettoyage des sanitaires dans un camping de 6h A� 8h30 le matin quand la voiture l’a fauchA� sur son vA�lo…

A ce titre, il percevait les indemnitA�s journaliA?res.

C’est en 1995 que la consolidation a lieu. Consolidation ne voulant pas dire rA�tablissement ou guA�risonA�: Il s’agit d’un simple A�tat des lieux lorsque les experts pensent que l’A�tat du blessA� est sensA� A?tre stable et que peu d’A�volution devrait intervenir dans un sens comme dans un autre.

VI assurances, avocatsa��A�

C’est alors que Mme X de la SociA�tA� de DA�fense des victimes me demande de faire A�tablir des attestations prouvant que mon fils n’avait pas de problA?mes psychiatriques ni psychologiques avant l’accident A�A�car pour la Cie d’assurances c’est litigieux, vous comprenez, ils pensent que…A� Notre avocat de Parisa�� Ah ouiA�! Car je vous informe que le procA?s aura lieu A� Paris au siA?ge de la Cie d’assurances, vous allez devoir aller le rencontrer… Surtout il ne faut pas parler de cette nouvelle hospitalisation pour ne rien retarder…A�A�.

Force est de constater que les SociA�tA�s de DA�fense de victimes ne sont pas en mesure de vous dA�fendre, elles doivent avoir recours A� un avocat…

Dieu merci, le directeur du collA?ge et le professeur de franA�ais de Valentin rA�digent sans aucune difficultA� des certificats prouvant son bon comportement, la maturitA� et la pertinence de ses rA�ponses en cours. Les parents et la fratrie sont passA�s en revue, niveau d’A�tudes, professions etc… Ce n’est que plus tard que je comprends comment est calculA� la valeur d’une personne humaineA�: selon le milieu socio-culturel, la profession des parents, des frA?res et sA�urs. Et lA�, il a A�tA� dA�cidA� trA?s arbitrairement qu’il aurait pu A?tre un bon technicien mais pas plus puisqu’il avait redoublA� sa 6A?me, alors que frA?re et sA�ur ont fait des A�tudes supA�rieures !!!!! Et puis, va savoir pourquoi, l’avocat me dit qu’il est mieux d’A�tablir le prA�judice de Valentin et demander le dA�dommagement du pA?re, puis dans un 2A?me temps celui de la mA?re… Quand on n’y connaA�t rien, on fait confiance A� des professionnels… Un an s’A�coule entre les 2 demandes… Alors que j’avais demandA� un prA�judice pour le frA?re et la sA�ur qui s’A�taient investis, rien ne sera obtenuA�! A l’issue du 2A?me procA?s, un jour, un chA?que d’un trA?s gros montant est arrivA� dont il avait A�tA� retirA� la somme de 157.350 F soit 23.987,85 a��.

Force est de constater qu’il aura fallu payer la sociA�tA� de dA�fense et son avocatA�!

En allant voir directement un avocat, que de temps et d’argent A�conomisA�A�!A�A�

Cependant la longue hospitalisation en HP n’avait pas A�tA� prise en compte, sur conseil du dit-avocat pour que l’indemnisation arrive plus vite…

Entre temps, j’apprends qu’un livre sur les victimes d’accident vient de sortirA�: A�A�AssurA�s si vous saviez…A�A�. Je le dA�voreA�: justement je suis dans le cas de figure.

Je fonce A� Paris voir l’avocate qui a A�crit l’ouvrage et lui porte mon dossier en disant que je pense qu’il y a des irrA�gularitA�s importantes dans le dossier de mon fils.

Effectivement il y en a, et en plus, elle est A�poustouflA�e de la somme retenue par la sociA�tA� de dA�fenseA�de Bordeaux !!!

A�A�Avec tous les nouveaux A�lA�ments et les certificats mA�dicaux en votre possession, il faut demander la rA�ouverture du dossier pour aggravation.A�A�

Je me sentais A�A�entre de bonnes mainsA�A� maintenantA�!

Plusieurs mois m’ont A�tA� nA�cessaires pour A�tablir un planning pour un personnel se relayant 24h/24h 365j/365 jours, ceci avec le support des conventions collectives que j’ai dA� commander, estimation des payes, charges etc…

EpuisA�e, car parallA?lement je m’occupe de Valentin A� la maison, je porte un gros dossier A� Paris, enfin bien confiante cette fois-ci d’A?tre dA�fendue par une avocate de renom…

Eh bien c’A�tait sans comptera�� Alors que ce dossier A�tait dA�licat et lourd, j’apprends qu’il y a eu une nA�gociation avec la Cie d’assurances adverses et que j’ai obtenu 9,56 a�� de l’heure de jour et 6,30 a�� de nuit nets, sachant que les handicapA�s ne paient pas de chargeA�!

De surcroA�t, c’est une nouvelle avocate du cabinet qui est allA�e en nA�gociation et m’A�crit en se fA�licitant d’avoir pu obtenir… TOUT A�AA�!

A�A�Mais non, bien sA�r, il y a des charges et puis et puis… Qui viendra travailler la nuit pour 6,30 a�� de la��heureA�?A�A�

Quand je pose la question, devinez la rA�ponseA�d’une avocate renommA�e sur la place nationale ?A� A�A�Mais vous ne pouvez pas trouver une A�trangA?re que vous logerez et qui sa��occupera de votre fils A� temps completA�?A�A�

LA�, vous vous demandez dans quel monde vous vivez… Avec tout le sous-entendu de la questionA�!

Furieuse, je lui demande de faire appelA�de la dA�cision de justice sur le champ, ce qui est encore plus mal ressenti et on ne se prive pas de m’envoyer aux calendes grecques…

Deux autres annA�es seront nA�cessaires pour obtenir une somme A� peu plus convenable mais qui s’avA�rera dans la rA�alitA� des faits, insuffisantes par rapport aux besoins.

Nous sommes en janvier 2007, plus de 16 ans se sont A�coulA�s…

Mais la Cie d’assurances adverse ne l’entend pas comme A�aA�: elle se pourvoit en cassation.

Ma confiance en l’avocate s’A�tant dA�finitivement A�vanouie, je dA�cide d’aller voir un avocat A� Bordeaux, spA�cialiste lui aussi de la dA�fense des victimes, au plus prA?s des traumatisA�s crA?niens. Il est consternA� par les tribulations de mon dossier…

Avec gentillesse et respect, il m’explique mes erreurs et me dit qu’il ne comprend pas que j’ai pu faire tout ce travail de prA�paration des besoins en tierce-personne pour l’avocate, que c’est son travail… Que les tarifs horaires demandA�s pour payer du personnel sont insuffisants…

Mais qu’il faudrait faire une nouvelle ouverture de dossier pour qu’ils soient revus…

Moi qui pensais en avoir terminA�…

Il faut dA�jA� assumer la dA�fense en cassationA�: Les dA�marches de cet avocat sont prA�cises, carrA�es et menA�es dans le temps, de main de maA�treA�! C’est le cas de le direA�! Par courrier, rA�guliA?rement, il m’informe de ses dA�marches.

Que ne l’avais-je connu plus tA?tA�? Que de boulettes A�vitA�es et surtout que de temps et que d’argent gagnA�s, car je dois dire que ses honoraires ont A�tA� bien plus raisonnables par rapport A� ceux distribuA�s jusqu’alorsA�!

Il requiert un avouA�, spA�cialisA� en matiA?re de cassation.

C’est le 19 novembre 2008 que la cour de cassation a dA�boutA� la Cie d’assurances et qu’enfin il a pu A?tre envisagA� d’avoir du personnel A� temps complet pour me remplacer.

VII/ Situation actuelleA�:

A ce jour, aprA?s 22 ans de combat, il est dur de repartir pour une nouvelle ouverture de dossier pour obtenir une indemnisation correspondant aux besoins en tierce personne, et la marge de manA�uvre pour les salaires est telle que malheureusement c’est un vA�ritable sport comptable.

Valentin a eu un traumatismeA� crA?nien, mais na��a plus de problA?meA�!

Voici ce qua��il pense de son A�tat. Il est anosognosique: il ne se rend pas compte de la��A�tendue de son handicap. Sa��il se projette dans la��avenir ca��est toujours vers des buts irrA�alisables.

A 39 ans, Valentin est entourA� de 5 auxiliaires de vie qui ne sont pas toujours respectA�s, il vit dans son appartement, A� sa faA�on et pour le moins mala��

De mon cA?tA�, je suis seule maintenant, mon couple na��a pas survA�cu aprA?s ce grand bouleversement.

***

Ce n’est que le 30 janvier 1997 que ja��ai fait une premiA?re demande de carte da��InvaliditA� A� la COTOREP, rebaptisA�e MDPH maintenant ainsi que le macaron, la��autonomie de marche de Valentin A�tant de 100 A� 150 m sans sa��asseoir.

Personne ne m’avait parlA� de cette dA�marche et de ses avantages depuis l’accident en 1991A�!

Carte 80% dA�livrA�e.

A la sortie dA�finitive de HP Marius Lacroix en mars 1997, pour le domicile, l’A�tat de valentin est tel que je conteste le taux au Tribunal du contentieuxA�:

Incontinent, incapable de se gA�rer dans l’espace et violent verbalement et physiquement en cas de frustration, plus aucune notion d’alimentation quantitativement, la communication se fait dans les cris, c’est l’enfer A� la maison.

AprA?s des dA�marches, reconnaissance handicap 95%.

DA�but des soins au centre ESPAS (Equipe Secteur Psychiatrique da��Aide et de Soins) avec un mA�decin psychiatre, dont je ne mettrais pas longtemps A� comprendre qu’il ne connaA�t pas le traumatisme crA?nien.

Soins infirmiers A� domicile, musicothA�rapie, squash afin que permettre A� Valentin de redA�couvrir la notion du corps dans l’espace et surtout une forme de communication que la violence A�touffait.

Entre les regards mA�chants, les insultes gratuites, notamment envers les gens de couleur, recherches de bagarre, en 2009, pas moins de 56 mains courantes seront dA�posA�es au Commissariat de Royan contre Valentin, A� cause de son comportementA� inadaptA� dans la rue malgrA� la A�A�surveillanceA�A� de ses auxiliaires de vie ! Ses sautes da��humeur sont si imprA�visibles qua��il est impossible A� quelque accompagnateur que ce soit da��en prA�venir les consA�quences.

Rendez-vous avec le commissaire pour lui expliquer la situation et ce qu’est le traumatisme crA?nien, afin qu’il ne soit pas envoyA� en hA?pital psychiatrique par le PrA�fet.Si je m’A�tais rapprochA�e d’une association de personnes ayant les mA?mes problA?mes, j’aurais pu bA�nA�ficier de conseils expA�rimentA�s et surmonter bien des A�cueils.

CAMILLE ,A� A�tat pauci-relationnelle…

En savoir plus

Elle venait d’avoir 18 ans

Ce pourrait A?tre le dA�but d’une chanson, ce fut le dA�but du chaos… tA�moignage

La Nouvelle RA�publique ,A� 2008

Depuis, A�Camille vit au domicile familial. Une extension A� la maison existante A�lui est dA�diA�e : une chambre, une salle de bain, une piA?ce pour les auxiliaires de vie. Son A�tat de santA� est stabilisA�, il faut A�viter les infections, surtout l’hiver. Elle bA�nA�ficie d’une heure de kinA� douce « feldenkrais », d’une sA�ance de piscine, d’une heure d’ergothA�rapie par semaine. Une neuropsychologue suit les progrA?s, tA�nus, mais progrA?s quand mA?me. A�Balades, lecture, tablette pour suivre sur facebook les amies et amis qui ne l’ont pas oubliA�e. Beaucoup d’amour autour d’elle, les vacances se passent en A�quipe, la dream-team des cousins, tantes et beaux-frA?res. Un A�quilibre A� trouver, le calme A� reconquA�rir, l’ apaisement face A� la rA�volte des premiA?res annA�es. Mais tout cela reste fragile, les verbes ne se conjuguent dA�sormais qu’au prA�sent.

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